Domaine Jean-Marc et Thomas Bouley Grands vins de Bourgogne

Millésime 2010

Le millésime 2010 en Bourgogne est une réussite en dépit de conditions climatiques délicates. 2000 ans d’histoire ont en effet permis à la vigne et aux hommes de s’adapter, en Bourgogne, à toutes les situations. Loin d’être un hasard, cette longévité est la preuve que la vigne a trouvé dans ce vignoble septentrional une terre de prédilection, tout en s’adaptant aux variations climatiques. Ici, faire du vin est un art qui ignore la facilité. Les vignerons bourguignons savent faire preuve de discernement, d’une grande capacité d’adaptation et de savoir-faire pour obtenir le meilleur de chaque millésime. Les outils de pointe de prévisions météorologiques, les contrôles analytiques et la dégustation des baies constituent autant d’éléments pour anticiper et raisonner chacune des étapes déterminantes menant à la récolte. La dégustation des baies a été particulièrement cruciale cette année, permettant un suivi à la parcelle de l’évolution du potentiel aromatique, point fort de ce millésime. Ici, le niveau de maturité et l’état sanitaire ont primé pour le choix de la date de récolte. Si habituellement les vendanges se font par couleur (traditionnellement rouge puis blanc), les vignerons, soucieux de la qualité, ont alterné entre parcelles rouges et blanches. Les petits rendements obtenus résultent à la fois de la maîtrise de la taille par les viticulteurs, de la coulure et du millerandage engendrés par les conditions climatiques du printemps et du tri pratiqué à la vigne comme à la cave. Les vinificateurs ont ensuite su ajuster leur technique à la matière première récoltée pour en révéler le bel équilibre sucre-acidité, sans dénaturer l’expression aromatique. Nul doute que les Bourgogne 2010 réservent de belles surprises aux amateurs de vins ! 

BIVB 2010

 

 

Millésime 2011

Né d’une météo assez inhabituelle (mais cela ne devient‐il pas la norme quand on pense à son cadet de 2012 ?),  le  millésime  2011 se  caractérise  par  des  arômes  et  des saveurs  gourmandes.  Ces  vins sauront s’apprécier assez tôt. L’année météo 2011 a démarré en fanfare, sur une précocité exceptionnelle, avant de laisser place à un été frais et arrosé, parfois très orageux. Comme souvent, la fin août, largement ensoleillée, a « fait le moût ». Pour la troisième fois en 10 ans, les vendanges auront commencé dans les 10 derniers jours d’août, dans un désordre  réfléchi  :  chaque  parcelle  aura  été vendangée  à sa  meilleure  maturité,  le soleil  de  début septembre et les faibles précipitations donnant raison à la patience. Le tri sérieux des raisins a produit des rouges fruités et soyeux et des blancs pleins d’énergie.Travail et sérieux ont payé. Les vendanges se sont déroulées dans de bonnes conditions, alors que le début de  l’été s’était montré quelque  peu  incertain. Une  bonne maturité  et  un  état sanitaire généralement satisfaisant ont permis d’obtenir des vins de belle qualité. Très aromatiques, dominés par d’élégantes notes fruitées, les rouges de la Côte de Beaune se caractérisent par une bouche dense et corpulente aux tanins tendres et veloutés. Savoureux  et  délicats,  les rouges  de  ce millésime  compteront sans  aucun  doute  parmi les  plus  belles réussites.

BIVB 2011

Millésime 2012

Du jamais vu ! Voilà  ce que les professionnels bourguignons disent de la météo de l’année. Face aux caprices  du temps,  ils  ont redoublé  d’efforts  pour  obtenir  le  meilleur  de  leurs  vignes. Les  premières dégustations rassurent. Du nord au sud de la Bourgogne, la filière est unanime : la qualité des vins en cours d’élaboration est excellente, inespérée au vu des conditions climatiques. Seule ombre au tableau, les quantités récoltées sont en baisse par rapport à la moyenne, autour de 20 % selon les estimations (chiffres définitifs disponibles début 2013).  Hiver  doux, mars  printanier,  fraîcheur  et  gel  au  printemps, mai estival,  juin rafraîchi  et  pluvieux, été instable, canicule, grêle, orages… un programme météo chargé, qui n’a pas épargné les vignes. Le froid et l’humidité  du  printemps  ont engendré  coulure  (non  transformation  de  certaines  fleurs  en  fruit), millerandage (fécondation  incomplète de  la fleur qui donne de petites baies) et une forte pression du mildiou et de l’oïdium. Les brèves mais fortes chaleurs de l’été ont provoqué échaudage et grillure des baies. Ces phénomènes, survenus avant la période de maturation, ont entraîné  une  baisse significative  de  récolte,  sans  impacter  la qualité des raisins. Au contraire, des  grappes aérées  aux  petites  baies  garantissent concentration et intensité.  Ayant  dû  composer  avec  les  éléments  et se battre au jour le jour, les hommes, comme le matériel, ressortent usés, mais vainqueurs, de cette  campagne.  A  l’heure  des vendanges, sous  le  soleil,  c’est  une  matière  première saine,  exempte  de maladie  et de  pourriture, qui a rejoint les cuveries.

Rare, le millésime 2012 des vins de Bourgogne n’en sera que plus précieux ! 

BIVB 2012

Millésime 2013

Mis à l’épreuve en 2012, les vignerons de Bourgogne espéraient une année 2013 sereine. Dame Nature, capricieuse, en a décidé autrement. Défiant toutes les prévisions climatologiques, elle n’a laissé aucun répit. Après un hiver long, un printemps maussade et un bel été, providentiel, les vendanges n’ont démarré que début octobre dans la plupart des secteurs. Les conséquences des aléas climatiques (coulure et millerandage, dégâts de grêle, concentration, maladie) ont impacté les quantités récoltées. Du nord au sud, il semble qu’aucune région viticole n’ait tout à fait été épargnée. Certains évoquent de très petits rendements, avec un volume égal voire inférieur à celui de 2012 (1,26 millions d’hectolitres1). Heureusement, les premières dégustations laissent présager une belle réussite. Une fois encore, l’expérience aura fait la différence ! Hommes et vignes sont marqués par cette année éprouvante, mais récompensés de leur labeur. Le ciel nous tombe sur la tête... mais ménage l’essentiel !  L’hiver s’est attardé en Bourgogne. De janvier à juillet, les températures restent fraîches. Le soleil est le grand absent de ce premier semestre, alors que la pluie s’impose largement. Cette climatologie très maussade a des conséquences sur la vigne, qui reprend son cycle tardivement, avec près de 2 semaines de retard. Début mai, alors que les premiers bourgeons viennent de faire leur apparition, des précipitations extraordinaires s’abattent sur la région. Certaines parcelles se retrouvent plusieurs jours les pieds dans l’eau. La floraison et la nouaison ne bénéficient pas d’une météorologie plus propice. Le retard est alors d’environ 3 semaines. L’été, chaud, sec et ensoleillé rassure et profite à la qualité des raisins. Il permet d’obtenir une bonne maturation. Juillet est marqué par un violent orage de grêle sur la Côte de Beaune (1 350 ha touchés le 23 juillet). Septembre ne ménage pas les vignes. La douceur ambiante et les pluies régulières favorisent le développement de la pourriture (Botrytis), limité sur les grappes aérées constituées de petites baies. Le choix de la date de récolte est un véritable casse‐tête. Il faut être très réactif et vendanger rapidement. Ce millésime exigeant a demandé beaucoup d’efforts, qui sont aujourd’hui couronnés de succès. Les vins dévoilent une réelle pureté aromatique et des couleurs inattendues. Les équilibres sont particulièrement plaisants.  

BIVB 2013

Millésime 2014

En Bourgogne, il a tout d’un grand

 

Ce nouveau millésime s’annonce comme très bon et les volumes sont là, même s’ils ne combleront pas totalement le manque de stock. Après une nouvelle année météo surprenante, septembre, fidèle à sa réputation, a pleinement jouéson rôle. Les raisins récoltés honorent déjà de belles promesses, avec de très jolis équilibres et des couleurs intenses. Les volumes définitifs seront connus début 2015. Néanmoins, les premières estimations marquent le retour à la normale pour beaucoup, malgré des disparités suivant les secteurs. Au printemps, le millésime 2014 s’annonce précoce. Les conditions climatiques chaudes et sèches profitent à la vigne. Elles laissent espérer une récolte abondante et préservent la vigne du point vue sanitaire. Toutefois, le potentiel de récolte se trouve affecté par quelques phénomènes de coulure (non transformation des fleurs en fruits).

Le 28 juin, la Bourgogne est touchée par un violent orage de grêle. Les dégâts sont parfois considérables, en particulier sur certaines appellations de la Côte de Beaune et dans le secteur de Lugny. Ces vignobles, souvent impactés pour la deuxième ou troisième année consécutive, voient leurs espoirs de bons rendements s’envoler. Avec l’été, le soleil semble parti vers d’autres contrées. L’avance acquise en début de cycle n’est plus d’actualité. Cependant, malgré la météo humide et fraîche, la maturation démarre sur un bon rythme fin août. Le soleil, accompagné du vent du Nord, revient dès les premiers jours de septembre. Ce sont des conditions idéales pour une maturation optimale des raisins et le maintien d’un bel état sanitaire. La Bourgogne, comme les autres vignobles, a connu quelques foyers de pourriture acide. Les parcelles de Pinot Noir concernées ont fait l’objet d’un tri rigoureux, à la vigne comme en cuverie. Ce phénomène ponctuel et localisé reste une exception dans une année globalement très saine. Mi-septembre, les vendanges débutent sous le soleil et dans la bonne humeur. Les raisins mûrs, sains et aromatiques rejoignent les caves. Les cuvaisons se déroulent sans encombre et la fermentation alcoolique démarre spontanément. Le début de l’automne, très doux, permet aux fermentations malolactiques de s’enclencher rapidement. 

Les vins rouges :

Des couleurs intenses, un nez fruité, de la concentration en bouche et des tanins souples et plaisants, ces vins rouges expriment de belles notes de fruits frais.Tout en finesse, ils laissent entrevoir tous les atouts des grands vins rouges de Bourgogne. 

BIVB

 

TAILLE GUYOT-POUSSARD

Cliquez sur le lien ci-dessous et vous accéderez au document publié par Emmanuel Delmas explicitant la taille Guyot-Poussard pratiquée au Domaine.

http://data.over-blog-kiwi.com/0/87/19/67/20140429/ob_2cba7e_bdp-14-taille-guyot-poussard.pdf

Millésime 2015

Simplement sublime ! 

Parfaits ! En 2015, les raisins étaient juste parfaits. Etat sanitaire irréprochable et maturité optimale, voilà le duo gagnant de cette année. Magnifiques, les équilibres des vins portent la fantastique richesse aromatique de ce millésime. La bonne humeur, déjà perceptible lors des vendanges, s’est transformée en réel bonheur au fil des vinifications et des premières dégustations. La grande homogénéité qualitative et la concentration exceptionnelle, observées du nord au sud, présagent d’un millésime légendaire. Une floraison dès début juin, une véraison enclenchée mi‐juillet et des raisins que l’on commence à récolter fin août. Tout a été vite. Très vite ! La météo a donné le tempo de ce millésime. Les vignerons ont su s’adapter à ce rythme soutenu et à des conditions inhabituelles, récoltant de magnifiques raisins, gages d’un grand millésime ! Ce tableau idyllique est cependant nuancé par les volumes récoltés en rouge, parfois en deçà des espérances. Les vins rouges ont es couleurs intenses et brillantes, en un mot, éclatantes ! Ces vins plein d’énergie dévoilent des arômes d’une complexité incomparable, avec des notes de fruits rouges, mûrs et charnus. Les tanins soyeux et ronds, reflets d’une maturité absolue, leur confèrent équilibre et élégance.

2015 est un très grand millésime déjà gourmand, qui se révèlera au fil des années !

Millésime 2016

Millésime 2016 en Bourgogne, La belle surprise !

Les Bourguignons aiment les histoires qui finissent bien. Les vins de Bourgogne du millésime 2016 exhaussent ce souhait, affichant une qualité inespérée au vu d’un démarrage compliqué. Les évènements climatiques du printemps ont amputé la récolte, qui sera sans doute parmi les plus petites de ces 20 dernières années. Ils n’ont heureusement pas empêché d’élaborer des vins à la hauteur des attentes des amoureux de la Bourgogne. La nuit du 26 au 27 avril restera gravée dans la mémoire de tous les Bourguignons. C’est une gelée de printemps historique, alors que les premières feuilles sont déjà là. Si certains secteurs sont coutumiers de ce phénomène, son ampleur géographique est inédite. Quelques jours plus tôt, un violent orage de grêle a frappé le sud du vignoble. Le 27 mai, la grêle touche de nouveau le Mâconnais et le nord Bourgogne. Une partie importante de la récolte est d’ores et déjà compromise. Chacun s’attèle cependant à préserver ce qui a été épargné et à soigner les vignes blessées. Personne n’imagine ce qu’il peut advenir de ce millésime.

Le jour du solstice d’été (21 juin), la tendance s’inverse radicalement. Après un printemps particulièrement humide et froid, soleil et chaleur s’imposent. Ce changement soudain permet aux vignes de reprendre des forces. Les parcelles rattrapent le retard pris au début du cycle végétatif. Après l’excès d’eau, le manque se fait sentir par endroit, heureusement limité par quelques pluies salvatrices, en septembre, qui donnent aux fruits l’occasion de mûrir dans de très bonnes conditions. Celles-ci vont se poursuivre jusqu’à fin octobre, offrant l’opportunité à chaque parcelle d’être récoltée au moment idéal. Les vendanges démarrent vers le 20 septembre et s’étendent durant un mois.

Au final… un millésime de qualité Les raisins récoltés sont parfaitement sains, mûrs et des plus appétents ! Autre bonne surprise, la vigne a profité de l’été pour repartir, arborant une végétation foisonnante qui ouvre de belles perspectives pour le millésime 2017. Le vignoble présente néanmoins deux situations opposées : très peu, voire pas de récolte sur les parcelles gelées ou grêlées ; a contrario, de beaux rendements sur les secteurs épargnés. Au cours des vinifications, le potentiel qualitatif se confirme très rapidement. Les équilibres en bouche, qui confèrent élégance, finesse et structure aux vins, en blanc comme en rouge. Ils constituent la signature inespérée de ce millésime. En 2016 plus que jamais, chaque vigneron a laissé une part de lui-même dans ses vins, qui reflètent l’histoire de ce millésime unique. Les vins rouges sont d’un rouge profond et éclatant, les couleurs surprennent par leur intensité. Séduisantes, elles révèlent ce que le nez, encore un peu timide, ne dévoile pas pour le moment : des vins qui donneront du plaisir. La bouche, fraîche et tendre, confirme cette première impression, soutenue par une belle ampleur. Il faudra cependant attendre quelques mois pour découvrir toute la personnalité de ces vins.